| Novembre 2009 | ||||||||||
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Ne voulant pas la réveiller, il se dégagea doucement du drap, éteignit la chaîne hi-fi et quitta la chambre sur la pointe des pieds. Il rejoignit la cuisine et commença la cérémonie du café. Lino considérait son café du matin comme une cérémonie, tout comme l’art du thé chez les Japonais. Il prit une poignée de grains, en provenance spéciale d’un confrère colombien. Il le moulut avec le vieux moulin hérité de son grand-père puis le prépara dans son antique cafetière italienne. L’or noir sortit enfin, libérant des arômes corsés qui réveillèrent ses papilles. Le café servi, il sortit sur la terrasse de son petit 200m². Il avait lu une fois une réplique qui lui avait bien plu, et qui disait à peu près cela : « Certain aurait tué pour avoir un tel appartement, lui avait tué pour beaucoup moins que çà ». Lino n’avait pas eu besoin de tuer pour avoir cet appartement situé au sommet d’un ancien immeuble. Il avait juste eu à se montrer très persuasif. Si la couleur de l’argent ne suffisait pas, il envoyait ses gorilles pour expliquer son point de vue. C’est sa méthode depuis tout gamin, et elle faisait mouche à tous les coups.
Sur la terrasse, Lino contempla l’aube naissante. Il appréciait tout justement cet instant de la journée où la grande ville baignait encore dans le calme et la fraîcheur de la nuit. Admirant le panorama qui s’offrait à lui, dans cette timide luminosité du matin qui dérangeait la nuit, il se sentait un peu le maître du monde, ou au moins celui de Paris. Il savoura le café : Les arômes vinrent titiller ses narines et le liquide chaud lui brûla un peu la gorge, mais le revigora. La caféine s’insinuait dans tout son corps et réveillait son esprit neurone après neurone.
Il repensa à son projet. « Bon il s’agit maintenant de planifier l’action correctement » se murmura t’il à lui-même. « Il s’agit dans un premier temps d’emporter le contrat. Qu’à cela ne tienne, il me suffira de l’aide de mes avocats, d’une de mes sociétés écran et d’un peu de persuasion auprès de mes concurrents et surtout des conseils d’un expert en informatique». La première étape ne lui semblait pas insurmontable. Il s’agissait ensuite de former une bonne équipe. Il lui fallait des pros et avant tout il avait besoin d'un petit génie du clavier. Et justement, il en connaissait un.
Il y avait ce virtuose de l’informatique qui avait réussi à lui déglinguer son site web de casino et à lui extorquer tout l’argent dûment dépensé par les nombreux visiteurs. « La petite enflure, si Tony n’avait pas été là, le petit con serait parti avec tout mon pognon. Il sait qu’il a une dette envers moi, je lui ai laissé ses deux mains d’ange qui font des miracles sur le clavier. En échange, il pourra bien m’arranger ce coup et il fera même parfaitement l’affaire ».
Lino retourna dans le salon et pianota rapidement un numéro sur son portable.
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ps : très joli design en passant, très... vert !
Je te prie d'être indulgent pour les fautes de frappe, de grammaire et d'orthographe...
Je sais çà fait beaucoup mais j'ai en horreur de me relire et me corriger.
Comme le disent les gens haïpes, c'est du "one shot" !
Et puis ce qui compte c'est le fond pas la forme ;)
NB : est-ce trop vert ??...
PS : je vois que tu ponds toi aussi des petites histoires, là j'ai pas vraiment le temps mais j'irai jeter un oeil d'ici peu !
Pour ce qui est de la technique "one shot", on peut aussi voir ça comme une démarche artistique.
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