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legi, vidi, audiui

Dimanche 23 janvier 2005

C’est avec un petit clin d’œil à la célèbre réplique de César «vini, vidi, vinci » (Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu) que j’ai décidé de nommer cette partie consacrée à mes coups de cœur dans les domaines littéraires, musicales ou cinématographiques. J’ai lu, j’ai vu, j’ai entendu…j’ai aimé. Ces trois mots (en latin dans le texte !) me semblent bien résumer le but que je donne à cette partie : faire partager les œuvres qui m’ont marquées.

L’annotation latine semble un peu présomptueuse. Et, loin de moi, est l’idée de vouloir donner un jugement dans ces domaines. Je ne suis ni artiste, ni écrivain, ni musicien et encore moins un amateur averti du 7ième art et des salles obscures. Je n’ai ni les mots pour décrire correctement les œuvres, ni les connaissances pour les juger.

C’est tout simplement des élans du cœur. Plutôt des élans des tripes : quand un livre vous plait tellement qu’il vous est impossible de décoller les yeux des pages, quand une musique vous touche de l’intérieur et vous fait vibrer, quand un film résonne en vous et que vous ressortez de la salle de cinéma en ayant un regard neuf sur la vie.

Vous me direz c’est exagérer, mais qui n’a jamais ressenti es impressions. Cela vous donne la chaire de poule, vous avez des picotements dans l’échine et vos petits neurones se complaisent dans un jouissance totale.Vous ne pensez plus, vous vivez l’instant présent, intensément.

A vous de voir, si vous partagerez les mêmes goûts éclectiques…

Par php
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Dimanche 23 janvier 2005

Pour commencer ce legi, vidi, audiui, je tenais à parler d’un groupe que je ne connaissais pas il y a encore six mois, enfin presque. Pour être exact, c’était un 21 juin 2004. Et oui, pour ma première fête de la musique à Paris, j’ai eu la chance de voir en représentation le groupe marseillais, les Troublemakers.

A la base, je comptais aller voir Sanseverino qui passait pas très loin de ma nouvelle demeure, en me disant que je ne prenais pas trop de risque. Et puis finalement, suite àune série de circonstances (atténuantes ?), j’ai atterris par le plus grand des hasard dans la Cour d’Honneur du Palais-Royal à Paris. Un peu perdu comme tout bon provincial, impressionné par la majesté des lieux, noyé dans la foule de la grande ville, poussé par la marée humaine, je me sentais vraiment bête et je me demandais ce que je faisais là. J’étais tout ce qui a de moins réceptif à ce qui se passait, ignorant le monde qui m’entourait et croisant les doigts pour que tout cela s’achève vite.

Et finalement la libération vint, portée sur la vague hypnotisant des Troublemakers. Les yeux rivés sur l’écran qui projetait des séquences enrichissant visuellement la musique, les oreilles à l’affût de la moindre note, je contemplais avec béatitude le spectacle. J’étais littéralement en transe, bercé par cette musique mêlant soul, jazz, groove, trip-hop, musique électronique et des extraits de voix rappelant les vieux films américains.

Troublemakers

C’est dure de décrire le style des Troublemakers vu que leur musique n’est pas figée dans un moule bien défini, mais vogue librement entrel es styles. C’est sûrement cela qui donne tant de légèreté à leur musique. C’est une perpétuelle évocation de la musique jazzy, tintée d’électronique. Tout bouge, tout change, c’est une musique très vivante, organique même. C’est inqualifiable, indescriptible… tout simplement troublant.Et lorsque le spectacle s’achèvent sur une sublime prestation de la chanteuse acappella, on reste sans voix et c’est le cas de le dire.

Alors que le silence se faisait, que la foule se pressait de toute part pour rejoindre le métro ou le bus le plus proche, mon corps se sortait de son état de transe, parcouru de petits tremblements nerveux.J’essayais vainement de conserver dans ma tête des bribes du spectacle. Mais les airs étaient tellement éthérés que j’ai été incapable de les emprisonnés dans les méandres de ma mémoire.

La magie troublemakerienne a opérée et opère encore et toujours. A ma connaissance, les Troublemakers, ce sont deux albums sublimes : Doubts & Convictions et le récent Express Way. Sur ce second opus, mon coup de cœur va pour County farm et If you arrest me.

Par php
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Dimanche 3 avril 2005

Affiche De battre mon coeur s'est arrêté

Hier, c'était séance ciné sur les Champs Elysées (c'est pour la rime).
Et nous voilà donc (je n'étais pas seul), dans une salle sombre de l'UGC Normandie pour voir De battre mon coeur s'est arrêté.
J'avais entendu de bonnes critiques sur le film et effectivement on ne peut pas les nier.

L'histoire est axée autour d"un unique personnage qui est celui de Tom, superbement interprété par Romain Duris.
Tom est partagé entre deux mondes bien distinct : d'un côté le monde noir, violent et angoissant de l'immobilier crapuleux, de l'autre le monde lumineux et apaisant du piano. Durant tout le film, on voit donc un personnage changeant d'humeur comme d'activité.
Lorsqu'il s'agit de ses petites magouilles immobilières, le décor devient sombre, l'ambiance tendue et l'histoire touche les tréfonds de l'humanité. C'est une violence physique et émotionnelle, de la noirceur à l'état brute et sous toute ses formes. C'est un univers d'hommes, un héritage de son père.
A l'opposé, suivant les traces de sa mère, Tom redécouvre le piano. Cet instrument le conduit dans un univers qui s'oppose complètement au précédent, tout comme le yin et le yang. Et c'est justement chez une pianiste chinoise que Tom découvre cette autre facette de sa vie. Opposé à son côté obscur, Tom révèle une autre personnalité : il apprend à devenir zen, calme, rieur même.

Ce film revisite en quelque sorte le grand classique du dédoublement de la personnalité et Tom devient le Docteur Jekyll and Mister Hyde de notre époque.
C'est un homme psychotique et schizophrène, torturé et partagé entre deux mondes que tout oppose, deux mondes hérités de chacun de ses parents.
Et on se prend rapidement au jeu, laquelle des deux personnalités en conflit constant va prendre le dessus sur l'autre. Tom va-t'il sombrer définitivement dans le mal ou s'éveiller vers le bien ?

Et là de battre mon coeur s'est arrêté... Une coupure de courant interrompt momentanément la séance en plein dénouement final. Je passerai sur l'effet de surprise, de dépit et même de frustration, lorsque l'on est captivé par un film et que soudainement l'image s'efface pour laisser place à un écran noir. C'est le genre d'événement plutôt rare (c'était la première fois que cela m'arrivait) et c'est regrettable vu que rien ne permet jusqu'à la dernière image, de savoir de quel côté penche la balance.

De mon humble avis, c'est un très bon film. Le malaise et les hésitations du personnage de Tom sont très bien rendues ainsi que la dualité des deux univers entre lesquels il zigzague. Une image sombre, une cacophonie bruyante plante bien un décor sordide. Et à l'opposé, on trouve une image lumineuse accompagnée d'une mélodie apaisante. Ce n'est cependant pas un déballage de clichés. Tout est fait dans la nuance et la finesse, et finalement on est rapidement captivé par ce Tom qui est terriblement humain et fait écho à nous même.
Par php
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Samedi 17 septembre 2005

Ah les 2 Many Dj's, c'est une vieille histoire.
C'était il y a deux ans, dans le courant de l'été 2003. J'étais en stage à Aix-en-Provence dans une petite boite web. C'était un de ses après-midi d'été où le soleil est tellement éclatant que l'on se dit que l'on serait mieux sur la plage que dans un bureau. On n'était que trois personnes, il n'y avait pas trop de boulot en perspective. On était donc complètement désabusé.
Et là Laurent, un jeune collègue marseillais, a la bonne idée de mettre un peu de musique pour détendre l'atmosphère. Et voilà que soudainement le chant des grillons est couvert par une musique ahurissante : c'était l'album As Heard on Radio Soulwax Pt. 2 des 2 Many Dj's. L'ambiance est devenu tout de suite survoltée et si vous avez l'occasion d'entendre cet album, vous comprendrez pourquoi.

2 many dj's

Les 2 Many Dj's sont deux dj belges qui ont un don pour mixer et remixer des morceaux très hétéroclites. Du rock à la techno, du rap au trip hop en passant par la pop, tout s'enchaîne avec une facilité déconcertante. C'est çà la magie des 2 Many Dj's : mixer des morceaux immixables. Tout cela avec bon goût pour le choix des morceaux, finesse et doigté dans les transitions.
L'album As Heard on Radio Soulwax Pt. 2 est du grand art devant lequel on ne peut rester insensible. Au programme, des artistes de toutes horizons se fondant les uns avec les autres pour la joie de nos esgourdes. Qui aurait osé mixer des artistes comme les destiny's child, basement jaxx, kylie minogue, salt 'n pepa, garbage, 10cc, the breeders, new order, royksopp, ... ? Mission impossible me direz vous ? Non pas pour les 2 Many Dj's qui relève le défi avec brio. C'est tout simplement phénoménal !

Pour en savoir plus :
Si vous voulez plus d'information sur cet album, je vous invite à jeter un oeil sur ce site www.2manydjs.org. Et pour ceux qui serait curieux de les écouter, allez jeter une oreille sur ce site 2manydjs.free.fr.

Par php
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Dimanche 25 septembre 2005

Hier, en attendant mon Tram, les bras chargés de commissions, mon regard divaguait parmi les affiches publicitaires qui s'offraient à ma vue et s'est fixé sur l'affiche du dernier film avec Gérard Jugnot. Si le deuxième acteur m'était aussi connu (à savoir Jean Dujardin), j'avoue que l'actrice bien que très mignonne ne me disait rien. Je jette alors un coup d'oeil sur son nom et c'est là que j'ai compris la subtilité.
Elle n'avait pas été choisie pour son talent, pour ses charmes ou pour sa réputation. On la prise pour son nom : Mélanie Doutay. Pour un film dont le titre est "Il ne faut jurer de rien !", c'est un peu un comble. A noter en plus que sur cette même affiche, si les deux acteurs vous regardent fixement et sans hésitation, Mélanie a le regarde vague orienté vers le ciel... comme si elle doutait. Ah il ne faut jurer de rien, mais c'est une coïncidence qui, je trouve, est assez remarquable. Excellent choix de casting !

 Affiche - Il ne faut jurer de rien !

Par php
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