Symptômes de la biblioulimie
"Et après, le gentilhomme au pourpoint jaune croisa de fer avec Corto Maltese qui, comme le Diable, s’habille en Prada."
Voilà résumé en une phrase ma biblioulimie d’hier.
Après une nième relecture des cinq volumes du Guide du Routard Galactique (au passage, les trois premiers suffisent, la suite est vraiment poussive, ennuyeuse et l’excentricité et l’absurdité des premiers volumes disparaissent), j’avais besoin de papier neuf.
Ma 6b a craqué !
Suite à un mail quelque peu enthousiaste sur le sujet, je me suis laissé tenter d’acheter Et après… de Guillaume Musso.
Mais voilà, divagant dans les rayons avant de trouver ce livre, voilà que je tombe nez à nez avec Corto Maltese de Hugo Pratt. Non en images comme d’habitude, mais en phrases. Et là ma conscience cartebleuienne a commencé à fléchir : Assez fasciné par ce personnage depuis notre première rencontre dans Les Ethiopiques, je me suis demandé si je retrouverais cette même poésie dans ce livre.
Puis fouillant dans le rayon, j’aperçois Le gentilhomme au pourpoint jaune d’Arturo Pérez-Reverte, le cinquième volume du Capitaine Alatriste. A bien y regarder, ce capitaine Alatriste pourrait bien être un ancêtre de Corto Maltese tant on retrouve en lui des traits du marin. Et voilà que ma main glisse naturellement (ou plutôt quasi mécaniquement) vers le rayon pour en retirer un exemplaire.
Enfin je trouve le livre de Guillaume Musso. Heureusement, sinon j’aurai été capable de dénicher encore quelques livres. Et malheureusement çà n’allait pas s’arrêter là.
Sur le chemin qui me conduit à la caisse, mon regard s’arrête sur une couverture aux teintes de rouges et de bordeaux, et plus particulièrement sur son titre : Le Diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger. Par acquis de conscience, je retourne le livre pour jeter un œil sur le synopsis."Drôle et méchant (…)". Çà me suffit pour justifier mon passage à l’acte. Une véritable biblioulimie à tendance compulsive.
Et jusqu’à tout à l’heure, je me demandais encore par quel livre commencer vu l’embarras du choix.
Maintenant je sais : Ce sera "Et après" pour finir ma carrière de serial lecter sur "Le Diable, s’habille en Prada". Logique non ?