Angel-A... un Besson qui cache bien son jeu
Loin des habituelles productions de Luc Besson proches du cinéma américain à renfort de gros effets spéciaux, voilà un film intimiste, tout en noir et blanc. Serait-ce un retour aux sources ? L'action se déroule d'ailleurs à Paris. C'est tellement inhabituel pour du Besson... on dirait plutôt un Amélie Poulain de Jean-Pierre Genet qu'un Cinquième élément. Luc Besson a vraiment réussi son coup : un film touchant. C'est une comédie de moeurs avec un Jamel dans un rôle surprenant dans un rôle "plus profond", plus humain . Cela m'a donné la même impression que lorsque j'avais vu Alain Chabat dans le cousin. On s'attend à tous les tournants que çà dérape plus ou moins dans le burlesque... eh ben non.
En le voyant, je n'ai pas pu m'empêcher de penser au film de Wim Wenders "Les ailes du désir" (peut être le petit côté ange et le côté noir et blanc...)
Et en voyant Jamel (Debbouze) auprès de la magnifique Rie Rasmussen (qui a un air certain de Milla Jovovich, actrice dans le Cinquième élément.), je n'ai pas pu m'empêcher non plus de repenser à une scène anthologique de la cérémonie des Césars avec Adrianna Karembeu.
