American rigolos

Tout d'abord, je tenais à te remercier Marina de m'avoir fait découvrir ce livre, American rigolos - Chroniques d'un grand pays de Bill Bryson, parce que j'ai adoré le dévorer à toutes heures du jour et de la nuit, et en tous lieux.
A juste titre, il va entrer dans le panthéon de mes livres cultes.
Ensuite, pour ceux qui ne connaissent pas ce livre, voici une petite "critique" littéraire à son sujet pour vous donner une furieuse envie de l'acheter et de le lire.
American rigolos est un ensemble de petits articles écrits par un expatrié américain qui, après un long séjour en Angleterre, retourne dans son pays de naissance et recense tous les aspects originaux de la société américaine à travers son expérience personnelle.
Le décalage entre les souvenirs de son enfance et l'Amérique actuelle donne un goût bien particulier à ce livre. Il est teinté de nostalgie d'une image un peu idéale de son passée qui s'oppose brutalement à ce qu'est devenue la société américaine de nos jours.
Le rêve américain laisse alors place au cauchemar américain.
Bill Bryson nous décrit avec un humour un peu cynique, avec toujours un exemple réel à l'appui, les travers d'une société truffée d'incohérences où le maître mot est "consommation". Cela a du faire grincer bien des dents dans le pays d’Oncle Sam car le portrait brossé est peu reluisant.
C'est drôle, décapent et pour peux que l'on soit comme moi, un peu énervé contre nos sociétés actuelles qui fleur bon la connerie humaine (cf. mes carnets de voyage d'un provincial à Paris alias Parigos rigolos), on se régalera de ces pamphlets.
Un livre qui vaut vraiment le détour.
Et j'avoue que l'on ne peut lire ce livre sans réfléchir à notre pays et se dire que finalement nous ne valons guère mieux. On pourrait rigoler des américains, mais finalement ils ne sont ni plus, ni moins qu’une légère exagération de nos maux.
Prenez chacune des rubriques du livre de Bryson et vous constaterez que l'on trouve les mêmes travers de l’autre côté de l’océan avec un peu moins d’ampleur seulement. A notre avantage, les américains ont une longueur d'avance, mais finalement on les suit.
On pourrait les remercier de commettre les erreurs à ne pas faire, de jouer le rôle d'avant-gardiste, d'éclaireur, et ne pas sombrer dans les mêmes déboires.
Et pourtant, on fonce tête baissée dans leurs pas, et droit dans le mur : l'Amérique d'hier est l'Europe de demain ! Chouette, çà fait rêver !