Sex in the city

Publié le par piloup

"- Allo
- Eh, eh salut toi
- Emilie, c’est toi…
- Et bien quel enthousiasme, çà va plaisir à entendre…
- Arrête de me charrier, c’est bon. Tu sais que c’est bien que pour toi mon téléphone restera toujours grand ouvert. C’est juste que j’attendais un appel pour le travail.
- T’as une piste alors.
- Ouais des pistes, j’en ai plein. Mais à chaque fois c’est toujours pareil : « on s’occupe de vous », « on vous rappellera », « on a confié votre dossier ». Enfin çà m’amène nul part. Et toi le taf, çà va ?
- Oh ben j’ai pas à me plaindre, c’est toujours la même routine, mais je ne m’en lasse pas encore. Et toi, t’es malgré tout décidé à rejoindre la province ?
- Ouais et non. Des fois, je me pose des questions. Je me dis que c’est illusoire d’avoir beaucoup d’espoir en çà. Que de tout façon, ma vie ici ou là-bas sera la même. C’est d’abord à moi à changer…
- Waouww t’as l’air complètement dépité. Je suppose que les amours ne sont pas trop folichonnes en ce moment ?…
- On ne peut rien te cacher : j’ai l’encéphalogramme plat. Et le cardiogramme, c’est pas mieux…
- En même temps, je t’avais prévenu. Tu t’enterres en banlieue. C’est bien pour les p’tites familles. Mais c’est Paris intra-muros qui bouge.
- Et toi alors toujours en vadrouille, à droite, à gauche.
- Ouais, ouais, c’est vrai que je n’ai pas à me plaindre. Enfin ce soir, je reste à la maison, le repos de la guerrière. TU ne veux pas venir manger un bout ou boire un verre. J’inviterai une ou deux copines. Tu en trouveras bien une à ton goût.
- Nope, mauvais idée. La dernière fois, çà étati un véritable fiasco. Tu ne l’as pas revu…
- Ah non, mon loulou, c’était juste une stagiaire. T’inquiètes, je n’ai eu aucun écho.
- Il vaut mieux, j’en ai encore honte comment j’étais pitoyable…
- Et ouais, mais c’est normal, çà fait combien de temps que tu n’as pas dragué une fille. J’ose même pas te demander depuis combien de temps, tu n’as pas baisé…
- Euh oauis, vaut mieux pas…
- Mais ouais, coco, le drague, le sexe, les relations humaines, c’est comme un sport. Si tu t’entraînes pas, t’es largué en fin de peloton. Et là çà devient un peloton d’exécution et tu restes sur place !
- Je sais, je sais, mais c’est pas évident. Métro, boulot, dodo…
- Ben toi aussi, t’as qu’à venir dans mon quartier, tu verras que c’est plus vivant qu’une fourmilière ! Et puis, regarde moi, j’arrive bien à tout concilier.
- Ouais, mais bon…
- Tout de suite, tu te morfonds sur ton petit nombril. Quel égocentrisme ! J’essaie juste de faire prendre conscience de la réalité
- … aussi grise qu’un ciel parisien !
- Mais non, il faut juste te remettre sur pied. T’es pas foutu, t’es un gars bien. La preuve, sinon je ne serais pas là à perdre mon temps à te raisonner. Arrête ton rôle de petit branleur et bouge toi. Il faut te remettre le pied à l’étrier et pour çà rien de mieux qu’une petite baise pour apaiser tes humeurs et te redonner en confiance !
- Bien joli, mais il faudrait d’abord que je la rencontre la fille.
- Tu n’as pas quelques collègues de travail…
- 45 ans, mariées et trois gosses ?… plein ! Mignonne, sympa et sexy : rien, nada !
- Ben c’est pas grave, tu m’as moi…
- Hein ??
- Ben ouais…
- Tu veux dire, nous deux, ensemble…
- Ben ouais, je m’offre corps et bien pour ton bonheur !
- … mais je ne sais pas, euh… On est pote depuis 6 ans. Je me vois pas…
- 7, c’est 7 ans, chéri.
- Ben ouais, justement !
- Attention, je ne te propose pas une relation. C’est juste une remise à niveau physique. Dis toit que c’est comme une prostitué à part que je ne te coûterais quel dalle… enfin juste un p’tit resto en retour !
- Mais…
- Mais quoi ? Il n’y a pas de mais. Tu veux me vexer. Tu ne me trouves pas sexy ??
- Ben, si je fais abstraction de notre amitié, j’avoue que je te trouve carrément désirable. Mais…
- Oohhh, quel rabat-joie ! Je me sacrifie au nom de notre amitié. Et monsieur, décline. T’as peur d’être ridicule ?
- Ben…
- Va, on est entre ami, je ne le répèterai pas. Et puis je te donnerais tout les bons tuyaux pour faire grimper une fille au plafond. Bon aller, trêve de blabla, je t’attends.
- Maintenant ??
- Ouais, tout de suite et habille toi sur ton trente-un !"

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Publié dans Piece of funny Tales

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C
blog sympas et pleins d idées ! :-)a++ Cyril
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P
merci bcp
P
Lol ! :-) Excellent :-)
Répondre
P
merci de papilloner un compliment !